Le centre SLA Montpellier

Organisation et évaluations réalisées dans le centre SLA de Montpellier

Les patients sont suivis en règle générale tous les 3 à 4 mois suivant les recommandations nationales, et plus si besoin. Dans le cadre de ce suivi, les patients revoient les différents intervenants selon leurs besoins ; leur handicap ou leurs envies. Une évaluation du handicap mais aussi, le cas échéant, nutritionnelle et ventilatoire est réalisée sur place.

Après chaque consultation, les intervenants rédigent une note d’observation dans le dossier du patient. Une réunion commune se tient chaque semaine pour évoquer chaque cas et définir les prochaines programmations des consultations remplies par l’infirmière après validation médicale.

Le courrier relatant la consultation est adressé systématiquement au médecin suivant le patient, dans la semaine, et au patient lui-même sur sa demande.

 

Evaluation du handicap moteur

Son évaluation est une marque fiable de l’évolution de la maladie. Elle sera donc réalisée à chaque consultation pour, après 6 à 12 mois, pouvoir donner au patient l’information la plus précise possible sur l’évolutivité de son propre cas.

L’échelle ALSFRS qui quantifie la gêne dans différents domaines, en 12 items : 3 évaluent la parole et la déglutition, 3 évaluent les membres supérieurs, 3 évaluent les membres inférieurs et les 3 derniers évaluent la respiration. L’échelle donne un score en 48 points.

 

Evaluation de l’état nutritionnel

L’évaluation nutritionnelle a pour but de suivre l’évolution de la maladie, de sensibiliser à l’importance d’une bonne alimentation et de faire accepter aux patients les différentes étapes de la prise en charge nutritionnelle.

La pesée : cette mesure permet de suivre la courbe pondérale et d’évaluer la perte de poids par rapport au poids initial. Elle est fondamentale et, dans la mesure du possible, il est préférable que le patient se pèse chaque semaine à son domicile. Le poids devra figurer dans ce livret.

L’amaigrissement, surtout s’il est régulier et, a fortiori, s’il est important devra être stoppé par tous les moyens appropriés et ceux-ci seront mis en œuvre par l’équipe avec le patient et sa famille.

L’impédancemétrie : c’est l’évaluation du pourcentage d’eau, de masse graisseuse et de masse musculaire du corps au moyen d’électrodes reliées à un appareil. Cette méthode est basée sur la résistance qu’opposent les tissus au passage d’un courant électrique alternatif. Les électrodes d’aluminium se placent sur les surfaces dorsales du pied et de la main. Cette mesure, totalement indolore, doit se faire régulièrement et surtout si le poids n’est pas stable. Elle permet de dépister une diminution de la masse grasse, une fonte de la masse musculaire, une déshydratation voire un phénomène de rétention d’eau (œdèmes).

 

Evaluation de l’état ventilatoire

L’intérêt de l’évaluation ventilatoire est de diagnostiquer une insuffisance respiratoire pour la corriger si nécessaire. En effet, les cellules nerveuses ayant besoin d’oxygène, toute altération significative de la ventilation va aggraver la maladie et faire courir un risque vital au patient.

La spirométrie : C’est un examen indolore qui permet de mesurer la quantité d’air que vous pouvez utiliser pour respirer. Votre coopération au cours de cet examen est très importante. Vous aurez à souffler dans un masque pour vider totalement vos poumons. L’appareil mesure vos paramètres qui sont comparés à ceux que d’une personne du même âge, du même sexe et de même taille. Le masque est changé pour chaque patient puis fait l’objet d’une stérilisation.

La gazométrie : est la mesure non seulement de la quantité d’oxygène et de gaz carbonique du sang artériel, mais aussi de la saturation de l’hémoglobine en oxygène, de l’acidité du sang (pH), ainsi que le taux de bicarbonates. Cet examen est réalisé par ponction artérielle au poignet une heure après application locale d’une crème anesthésiante.

L’oxymétrie : Cet examen permet de mesurer en continu la saturation du sang en oxygène et la fréquence cardiaque. Un capteur externe en forme de pince, indolore, est placé sur un doigt de la main. La durée de l’examen dépend du type de mesure. Le plus souvent, il est pratiqué durant toute la nuit, moment privilégié où peuvent survenir les premières anomalies liées à la maladie.